High Frequency Trading

14 November 2012

OTHERS

Peut-être avez-vous suivi hier soir la Nuit Sujet de Nova et Owni sur le Hack. Si vous voulez aller plus loin sur le High Frequency Trading, voici quelques développements sur le sujet au travers d’une série d’articles publiés sur Kitetoa.com et sur Aporismes.com A peine sortis de la crise des subprimes, la nouvelle bombe du secteur financier arrivait à maturité. Depuis quelques années, les opérateurs ont mis en place des algorithmes sophistiqués qui sont programmés pour profiter d’écarts de cours (pour faire simple). C’est le High Frequency Trading. Par exemple, une même valeur cotée à New York et à Paris peuvent avoir un cours différent l’espace de quelques secondes. Ces algorithmes, qui ne nécessitent pas d’action humaine vont repérer cet écart, acheter là où le titre est bas et revendre dans la microseconde suivante là où le cours est plus élevé. A la fin de la journée, ce sont des millions de micro-bénéfices qui viennent remplir les caisses des banques. Petit souci… Tout le monde sait qu’il ne faut jamais laisser la main aux machines. Sinon, elle finissent toujours par faire des conneries. Avec près de 70% des transactions aux US qui sont le fait des machines, il est temps de s’inquiéter. Le 6 mai 2010, la cote s’effondrait à New York en quelques minutes. Merci qui ? Merci les machines. Aussi étonnant que cela ne puisse (pas) paraître, les autorités de tutelle pédalent dans la semoule (comme pour les subprimes). Elle ne peuvent ni ne veulent surveiller cette nouvelle activité folle des financiers. Et puis les opérateurs sont prévenants, ils savent embaucher les régulateurs pour mieux défendre leur activité… Leur activité est devenue totalement délirante. Les opérateurs se livrent une guerre électronique au coeur même des marchés financiers où ils ont désormais implantés leurs machines. Ils s’inondent de données pourries pour se ralentir les uns les autres et gagner de précieuses microsecondes. Dans la vie réelle, hors des marchés financiers devenus dingues, ça s’appelle un déni de service (DDoS). Mais de tout cela, la SEC ne voit rien. Entre deux téléchargements de films pornos, ses experts ont pondu un rapport sur le flash crash du 6 mai 2010 volontairement aveugle et pointant un coupable idéal qui ne l’est pas. Un exemple de l’inanité de ce rapport : les graphiques sont découpés par tranches de 15 minutes, de 10 secondes, etc. Si on les recompose en analysant à la microseconde, ils n’ont plus rien à voir et ne disent plus la même chose. Un souci de perspective…

 

http://reflets.info/high-frequency-trading-la-nouvelle-bombe-du-secteur-financier/

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